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Une nouvelle professeure de talent intègre la Faculté

© 2019 Alban Kakulya

© 2019 Alban Kakulya

Mieux comprendre les interactions entre la lumière et les matériaux à l’échelle nanométrique, pour concevoir des systèmes plus durables au niveau énergétique: c’est le domaine de recherche de Giulia Tagliabue, qui a rejoint l’Institut de Génie Mécanique comme Professeure assistante tenure track. Elle poursuivra ses travaux au sein du nouveau Laboratoire de Nanoscience pour les Technologies énergétiques. 

L’or est perçu comme un métal jaune et brillant. Pourtant, il peut prendre bien d’autres aspects. En en modifiant la forme et la structure, l’interaction avec la lumière change, et il devient noir ou bleu. Les recherches de Giulia Tagliabue portent justement sur cette interaction entre les matériaux et la lumière à l’échelle nanométrique, et sur les possibilités qu’elle génère au niveau énergétique. 

Au sein du Laboratoire de Nanoscience pour les Technologies Énergétiques, la scientifique poursuivra ses travaux sur les processus de conversion de la lumière en énergie, et plus spécifiquement la façon dont la lumière peut être utilisée pour contrôler les processus de transport à l’échelle nanométrique. Elle cherchera à développer de nouvelles opportunités, pour parvenir à des applications telles que l’amélioration du stockage de l’énergie renouvelable, ou encore une filtration ou désalinisation de l’eau plus économe en énergie. 

Un environnement dynamique

C’est à l’Institut de Génie Mécanique que la Professeure a choisi de poursuivre ses travaux. Commencée à l’Université d’Udine, en tant qu’étudiante à la Scuola Superiore, poursuivie à l’ETHZ pour son doctorat, puis à Caltech, aux États-Unis, comme post-doctorante, la carrière de Giulia Tagliabue avait déjà connue une halte sur le campus de Lausanne, lors d’un échange Erasmus pour son travail de Master. Sa décision d’y revenir et de rejoindre la Faculté des Sciences et Techniques de l’Ingénieur est cette fois largement liée à son domaine. « Il s’agit d’une des universités les plus déterminée au niveau de la durabilité et de l’énergie, avec une communauté engagée », souligne la chercheuse. « Avec son dynamisme, il s’agit pour moi du lieu idéal pour établir un groupe de recherche indépendant, poursuivre mes objectifs ou développer des collaborations. » 

Un domaine de recherche interdisciplinaire

Situées entre les domaines de la photonique, des sciences de l’énergie, du génie mécanique et de la thermique, ses recherches se situent surtout au niveau fondamental.

« Mon but est de contribuer au dévelopement de systèmes plus durables, en explorant les méchanismes fondamentaux par lesquels la lumière peut être utilisée pour initier et manipuler les processus de transport de chaleur, de masse et de charge à l’échelle nanométrique », indique Giulia Tagliabue. « Et ce, principalement aux interfaces entre solides et liquides et dans des systèmes très confinés. » La chercheuse explore par exemple le potentiel des porteurs photo-excités hors-équilibre dans des systèmes photochimiques, et étudie si differentes couleurs de lumière (par exemple l’énergie des photons) peuvent être utilisées afin de déclencher des transformations chimiques avec une haute sélectivité ou de façon réglable.

Auparavant, ses travaux en plasmonique ont conduit à la réalisation d’absorbeurs solaires évolutifs ultrafins et très performants, ainsi que la démonstration de faisabilité de sélectivité d’une meilleure lumière dans les photoélectrodes plasmoniques pour la photosythèse artificielle. 

Transmettre aux étudiants les opportunités offertes par les nanotechnologies

Lors de son cours « Heat and mass transfer », elle souhaite bien sûr transmettre aux étudiants de 3ème année de Bachelor de solides connaissances scientifiques. Mais elle entend surtout leur donner l’occasion de découvrir et de travailler sur les opportunités passionnantes et émergentes offertes par les nanotechnologies, ainsi que de s’intéresser aux processus fondamentaux et aux domaines de recherche novateurs liés. 


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