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10.02.15 - La Fondation Gandur pour l’Art soutient la création d’une chaire de recherche en Humanités numériques à l’EPFL, dédiée à la valorisation et à l’étude du patrimoine artistique au moyen des nouvelles technologies. Les recherches qui y seront menées contribueront à dessiner le musée de demain.

Comment renouveler l’expérience des visiteurs des musées ? Comment augmenter la portée émotionnelle et la connaissance des œuvres d’art grâce aux nouvelles technologies ? Ces questions seront au cœur des travaux du futur titulaire de la Chaire Fondation Gandur pour l’Art, nouvellement créée à l’EPFL.

Les Humanités numériques sont un champ d’étude en pleine expansion à l’EPFL. Au carrefour des sciences humaines et des sciences dites «dures», la nouvelle chaire fera partie du Collège des Humanités de l’Ecole et s’intéressera à la valorisation, à l’étude et à la conservation des œuvres d’art grâce aux nouvelles technologies.

Les pistes à explorer sont infinies au regard des nombreuses technologies qui peuvent être mises en œuvre afin de générer de nouveaux outils muséographiques. De telles recherches seront notamment menées dans un espace d'expérimentation muséale actuellement en cours de construction sur le campus de l'EPFL, également soutenu par la Fondation Gandur pour l'Art.

L’implication de la Fondation Gandur pour l’Art rend possible la création de cette nouvelle chaire et s’étend bien au-delà d’un apport financier. La Fondation est en effet dépositaire d’une collection qu’elle mettra à disposition des chercheurs et muséographes, comprenant des pièces archéologiques exceptionnelles, des peintures européennes d’après-guerre ainsi qu’un ensemble d’œuvres médiévales et d’arts décoratifs d’époque moderne.

De l’exposition de ces œuvres à leur mise en valeur, puis à l’analyse de l’accueil par le public des innovations proposées, c’est l’ensemble de la chaîne muséographique qui devrait bénéficier des recherches menées au sein de la nouvelle chaire. « Faire dialoguer les sciences humaines et la technologie constitue le cœur de notre activité en Humanités numériques, souligne Patrick Aebischer, président de l’EPFL. Nous pensons que le monde de l’art pourra en tirer de formidables bénéfices. »

Le recrutement du titulaire de la Chaire Fondation Gandur pour l’Art commencera dans les semaines à venir, pour une entrée en fonction prévue en 2017. Au croisement des arts, des sciences humaines et de la haute technologie, ses travaux contribueront à faire de l’arc lémanique un centre du renouveau de l’expérience muséale. « Nous sentons dans la région un véritable dynamisme et de grandes ambitions dans ce domaine. Les divers projets en cours nous permettent d’imaginer des synergies futures très prometteuses », estime Jean Claude Gandur.

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