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30.05.16 - Développée à l’EPFL et à l'UNIL, l’application SpeakUp permet aux étudiants de poser des questions anonymement en classe. Objectif: encourager les interactions et la participation, en particulier dans les grands auditoires.

Prendre la parole devant le reste de la classe peut être intimidant. Encore plus lorsqu’il s’agit d’un auditoire de 300 personnes, comme c’est souvent le cas dans les hautes écoles. Pour encourager les étudiants à ne pas rester silencieux, l’EPFL et l'UNIL ont développé SpeakUp, une application qui crée un espace de discussion virtuel dans la salle de classe. Chaque personne présente peut s’y connecter via un ordinateur ou un smartphone, et poser une question ou contribuer aux discussions en cours. Le tout en restant anonyme.

Testée par plusieurs professeurs, l’application a montré que ce média social temporaire contribue efficacement à améliorer le nombre d’interactions. «Participer en classe est un facteur important de l’apprentissage, et SpeakUp permet de réduire la crainte du jugement des autres», explique Adrian Holzer, l’un des créateurs de l’application. Si l’anonymat entraine inévitablement quelques dérives hors sujet, le système de vote, calqué sur le modèle du populaire site communautaire Reddit, permet de faire remonter les interventions de qualité. Le professeur peut alors répondre aux questions les plus pertinentes, revenir sur un point qui nécessite un éclaircissement, voir même adapter son cours en fonction des remarques parfois très franches de son public. Un feedback immédiat qui peut être déstabilisant, mais que Denis Gillet, qui utilise SpeakUp dans son cours d’Enjeux mondiaux, juge très important pour l’enseignant. «Si les interactions aident à apprendre du côté des élèves, elles sont aussi essentielles pour le professeur qui sait immédiatement ce qui est efficace et ce qui l’est moins.»

Des outils novateurs

La plate-forme de discussion SpeakUp fait partie d’une série d’approches pédagogiques novatrices développées à l’EPFL afin d’améliorer constamment la qualité de l’enseignement et d’optimiser les méthodes d’apprentissages proposées aux étudiants. Parmi ces nouveaux outils, certaines classes utilisent également des clickers, sous la forme de petits boîtiers ou d’une application, afin de répondre rapidement et intuitivement à une question posée.

Comme pour SpeakUp, l’objectif est d’obtenir une réaction de la plus grande partie possible de la classe, ce qui permet une meilleure rétention de la matière que l’écoute passive. L’EPFL dispose d'environ 1300 clickers et de 700 licences pour smartphones. L’école met également à disposition de ses professeurs un Centre d’appui à l’enseignement pour les conseiller et développer les moyens pédagogiques de demain.

L’application SpeakUp peut être testée sur speakup.info

Pour en savoir plus sur les clickers: clickers.epfl.ch

Auteur:Sarah BourquenoudSource:Mediacom
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