Retour sur l'ENAC à la OLMA

Guy Parmelin suivi de sa délégation et ses huissiers, accueilli par Katrin Beyer sur le stand EPFL. © 2026 EPFL
Jusqu’au 18 octobre, l’EPFL présente à l’OLMA, à Saint-Gall, une exposition consacrée à la recherche pour l’agriculture et l’alimentation de demain. Six laboratoires de l’ENAC y exposent leurs travaux. On vous raconte.
Depuis le 8 octobre, l’EPFL est présente à l’OLMA avec un stand placé sous le thème « Préserver, Cultiver, Nourrir ». L’exposition propose une sélection de projets de recherche et de start-up issus de ses laboratoires. Elle répond aux défis du changement climatique, de l’érosion de la biodiversité et de la nécessité de nourrir une population mondiale en croissance.
La semaine dernière, la Doyenne de l’ENAC, Katrin Beyer, a eu l’honneur d’y accueillir le Président de la Confédération, Guy Parmelin, pour lui faire visiter le stand.
En effet, l’ENAC y est représentée par plusieurs de ses laboratoires. Leurs travaux montrent comment la recherche aide à mieux comprendre et à protéger les écosystèmes, les sols et l’eau dont dépendent notre agriculture et notre alimentation.
- Charlotte Grossiord (PERL, Plant Ecology Research Laboratory) étudie la résistance des forêts à la chaleur et à la sécheresse de l’air. Elle travaille à l’échelle de l’arbre, pour comparer les espèces, et à celle de la forêt, pour analyser le rôle protecteur de la biodiversité. Les visiteurs peuvent comparer le chêne et le hêtre, puis observer l’évolution probable de leur répartition en Europe d’ici 2100.
- Devis Tuia (ECEO, Environmental Computational Science and Earth Observation Laboratory) est présent avec le projet Mammalps, mené dans les Alpes suisses depuis 2024. Grâce à des pièges photographiques et à l’intelligence artificielle, il a permis de réunir un premier ensemble de données sur le comportement de la faune sauvage, sans déranger les animaux. Le projet est mené en collaboration avec le laboratoire du Prof. Alexander Mathis.
- Priya Ramakrishna (PAL, Plant Adaptation Lab) étudie comment les plantes s’adaptent à la salinisation croissante des sols agricoles. Elle cherche à comprendre pourquoi le sel est toxique pour certaines espèces et pas pour d’autres, de la plante entière jusqu’à la cellule. Le stand présente des plantes cultivées avec et sans sel, ainsi que des images de microscopie de leurs racines.
- Meret Aeppli (SOIL, Soil Biogeochemistry Laboratory) étudie les réactions entre minéraux, microorganismes et matière organique qui régissent la vie des sols. Ces réactions déterminent l’accès des plantes aux nutriments, la dégradation des polluants et la réaction des sols au changement climatique. Le public découvre de quoi est fait un sol et joue au « jeu des clés » pour retrouver l’origine d’échantillons de sol.
- Sara Bonetti (CHANGE, Laboratoire d’hydrologie et de géomorphologie) combine données et modèles mathématiques pour anticiper l’impact du changement climatique et de l’utilisation des terres sur l’eau, les sols et les paysages. Les visiteurs superposent des cartes transparentes pour comparer les besoins en eau de différentes cultures et leur évolution possible.
- Philippe Thalmann (LEUrE, Laboratoire d’Economie Urbaine et de l’Environnement) pose une question simple : combien coûte vraiment notre alimentation, pour la planète, la société et la santé ? Le projet « True Cost of Food-CH », soutenu par le Fonds national suisse, vise à révéler ces coûts cachés. Sur le stand, l’application « Hidden Cost of Coffee » décortique le vrai prix de différents cafés. Ce projet a déjà conduit à repenser l’approvisionnement en café du campus de l’EPFL.
Le stand de l’EPFL se trouve dans le foyer de la halle de la St.Galler Kantonalbank, jusqu’au 18 octobre.











