Prix Durabilis 2025

Maquette du projet © EPFL / PDM Zélie Cortès
Le projet de master de Zélie Cortès, réalisé au sein du Laboratoire d'architecture et technologies durables (LAST) fait partie des lauréats du Prix Durabilis 2025, distinction conjointe à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et l’Université de Lausanne (UNIL). Dans le contexte de la transition urbaine, son travail présente une approche architecturale pour l’adaptation et la réhabilitation d’ensembles résidentiels face aux vulnérabilités socio-climatiques.
D’ici 2060, deux tiers des espaces bâtis vaudois feront face à un état bioclimatique défavorable en raison de la chaleur urbaine. Dans ce contexte, prendre soin et adapter notre bâti existant, aussi ordinaire soit-il, devient un enjeu essentiel. La vulnérabilité climatique, qui conjugue dimension spatiale désavantageuse et position socio-économique faible, expose certains territoires à une double fragilité. Tel est le cas d’un ensemble résidentiel du quartier en Gravette au nord de Nyon.
Édifié dans les années 1970-1980, son premier cycle de vie touche à sa fin et son besoin de rénovation en fait une opportunité de projet. L’intervention répond aux vulnérabilités socio-climatiques en exploitant les qualités intrinsèques du site dans une démarche du « faire avec ». Les rez-de-chaussée semi-enterrés, dont le potentiel de fraîcheur est renforcé par des stratégies passives, sont réhabilités et alloués à de nouveaux services de proximité. Ceux-ci répondent à des besoins de base : santé, alimentation, formation et cohésion, consolidant ainsi la résilience sociale.
La rénovation privilégie l’économie de moyens et se contente d’assainir en respectant la substance bâtie. Un paysage continu se tisse entre ces nouveaux usages et les espaces extérieurs où la topographie est remodelée, la végétation densifiée et l’eau réintroduite créent un réel refuge climatique. L’identité du lieu est préservée et enrichie des qualités nécessaires pour surmonter les vulnérabilités. Ainsi, la résilience climatique devient un catalyseur social et la fraîcheur une ressource de communs.
Le groupe de suivi de ce projet de master, intitulé «Canopée sociale : adaptation et réhabilitation d'un ensemble résidentiel à Nyon face aux vulnérabilités socio-climatiques», était constitué du Prof. Emmanuel Rey (directeur pédagogique, LAST), du Prof. Marilyne Andersen (professeur, LIPID) et de Sophie Lufkin (mentor, LAST).