Ouvrir le dialogue entre science et société pour un avenir durable

© 2026 EPFL

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Les chercheurs de l'ENAC présentent leurs travaux au grand public lors des Journées de la Durabilité à l'EPFL


Certaines conversations s'engagent naturellement, alors que d'autres demandent davantage d'efforts pour être portées sur la place publique. Le dialogue entre scientifiques et citoyens pourrait bien faire partie de cette seconde catégorie : des sujets complexes et multidimensionnels, souvent vu comme confinés aux cercles d'experts. Or, ce sont précisément ces discussions qui ont le plus à gagner d'un débat ouvert.

Parmi les thématiques clés, la durabilité pose de nombreuses questions essentielles, en termes de recherches, comme pour tous citoyens. Et cette dernière est au cœur de la Faculté de l’environnement naturel, architectural et construit (ENAC) à l’EPFL. Ici, les architectes, les ingénieurs en environnement et en génie civil s’accordent à dire que la durabilité doit rester transversale à leurs projets.

Afin de favoriser un dialogue ouvert entre le monde universitaire et la société, les professeurs de l’ENAC ont présenté leurs recherches au public réuni au Rolex Center lors des Journées de la Durabilité de l’EPFL. « Ces événements sont importants pour faire connaître ces découvertes à la population », explique Mirko Musa, professeur adjoint en génie fluvial durable, énergie et morphodynamique. Au cours de l’événement, Mirko Musa a montré comment le génie fluvial et l’énergie renouvelable issue de l’eau peuvent se conjuguer de manière intégrée et durable.

« La durabilité, c’est envisager un avenir où nous améliorons notre qualité de vie », explique Rizlan Bernier-Latmani, professeure au Laboratoire de microbiologie environnementale. « Ces derniers jours, nous avons eu l’occasion de présenter nos recherches et de montrer ce que nous faisons sur le terrain. » Ses recherches portent sur la manière dont les bactéries et autres micro-organismes peuvent contribuer à résoudre les problèmes environnementaux.

Pour Aziza Chaouni, professeure adjointe au Laboratoire de construction et de conservation durables Sud-Nord, cet événement a permis de rapprocher le monde universitaire et la société autour d’un sujet clé. Elle estime qu’une architecture durable est une architecture qui intègre mieux les environnements naturels dans notre vie quotidienne, et qui anticipe les défis et les besoins de l’avenir. « Peut-être que notre bonheur augmenterait si nous réduisions la distance entre nos maisons et la nature », déclare Aziza Chaouni.

Aujourd’hui, le dialogue ouvert entre les chercheurs et la société est un échange bidirectionnel essentiel qui profite aux deux parties et qui contribue à instaurer la confiance et la compréhension nécessaires pour résoudre les défis mondiaux complexes.