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Mobilité: l'accès au Paléo satisfait les festivaliers

© Pierre Descombes

© Pierre Descombes

Mandaté par le Paléo Festival, l’EPFL a enquêté sur les conditions d’accès au site de la manifestation. La flexibilité horaire, la consommation d’alcool et la préservation de l’environnement influencent le choix du mode de transport.

Qu’ils arrivent en voiture – conducteur ou passager -, en train, en moto, à vélo, à pied ou par une combinaison de moyens, les festivaliers du Paléo débarquent heureux. Le retour est parfois un peu moins enthousiasmant, mais dans l’ensemble près de 90% des mélomanes sont satisfaits de leur soirée en ce qui concerne le transport. C’est ce que révèle une enquête internet menée en 2012 par le Laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR) de l’EPFL et coordonnée par le Centre de Transport de l’EPFL.

L’enquête a été réalisée dans le mois qui a suivi la manifestation sur près de 4000 festivaliers recrutés lors de l’achat électronique de leur billet ou parmi les abonnés à la newsletter de Paléo. Elle révèle qu’un bon tiers (36%) des festivaliers utilise les transports publics pour se rendre au Paléo parmi lesquels 4% combinent avec la voiture. Au retour, ils sont autant à utiliser les transports en commun, mais deux fois plus (9%) combinent avec la voiture. Dans les deux sens, 37% prennent le volant tandis que 19% sont passagers.

En général, la vitesse et le coût sont les éléments les plus importants pour le choix d’un mode de transport. Dans le cas de Paléo, ils jouent un rôle secondaire. Les facteurs essentiels sont la flexibilité horaire (pour 80% des conducteurs et 71% des passagers), la consommation d’alcool (pour 39% des utilisateurs de transports collectifs) et le souci environnemental (pour 36,5% des adeptes des TC). «Ajoutons que le Paléo offre des conditions exceptionnelles d’accès par rapport à d’autres manifestations culturelles ou sportives », précise Emmanuel Ravalet, collaborateur scientifique à l’EPFL et auteur de ce travail. « Il est rarissime de disposer de parkings à côté du site.»

L’enquête montre encore que le temps de trajet moyen est de 68 minutes auquel s’ajoute 4,6 minutes pour le contrôle des billets. Les spectateurs prennent 12,7 minutes en moyenne pour sortir du site des concerts et 12,6 pour quitter totalement les lieux du festival, parkings ou gare.

Au moins une place vide dans trois quarts des véhicules
Un des objectifs de cette étude était de valider scientifiquement certains chiffres et tendances. Les autres étaient de mesurer la marge de manœuvre permettant de limiter la saturation du Nyon-St-Cergue, le train qui dessert le Festival, et de développer le covoiturage. «Avec un taux de satisfaction de 90% à l’aller et de 87% au retour, il y a peu d’incitation à changer», résume le chercheur. Même bondé, le Nyon-St-Cergue reste attractif.

Quant au covoiturage, l’enquête confirme qu’il est déjà passablement utilisé avec un taux de remplissage moyen de 2,87 personnes/véhicule. Mais même si le site de Paléo propose des liens pour rationnaliser l’utilisation des véhicules privés, c’est entre amis ou en famille que l’on fait le déplacement. Trois festivaliers sur quatre ont déjà pris des passagers mais les trajets avec des inconnus ne représentent que 4% du covoiturage actuel. Du coup, même si la majorité (75%) des véhicules dispose d’au moins une place, le potentiel d’auto-partage concerne plus spécifiquement le quart des automobilistes qui ne le pratiquent pas encore. Les principaux freins déclarés sont la crainte d’attendre ou de faire attendre et l’absence de garantie.


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