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18.04.11 - Le RESCIF, l’une des initiatives phares, soutenu par la Suisse en octobre 2010 lors du Sommet de la Francophonie de Montreux, est sur de bons rails. Les 14 présidents des universités technologiques de ce réseau mondial se sont réunis à Lausanne les 14 et 15 avril pour leur première session de travail. Des projets très concrets ont marqué ces deux journées de rencontre.

Réunis durant deux jours, les jeudi 14 et vendredi 15 avril 2011, sur le campus de l’EPFL (Lausanne), les 14 présidents des établissements technologiques membres du RESCIF (Réseau d’Excellence des Sciences de l’Ingénieur de la Francophonie), ont tous répondu présent et donné à cette occasion un aperçu de leur volonté et de leur intérêt pour cette initiative de coopération d’un nouveau genre. Ils ont marqué le premier acte de ce réseau international en signant la Déclaration de Lausanne en présence du secrétaire d’Etat à l’éducation et à la recherche, Mauro Dell’Ambrogio, et de l’ambassadeur Alexandre Fasel représentant le Département fédéral des affaires étrangères.

L’idée de créer un réseau francophone a vu le jour dans le cadre de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie que la Suisse a organisé à Montreux en octobre 2010. Créé à l’initiative de l’EPFL et avec le soutien officiel des autorités suisses, par quatorze établissements technologiques francophones d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord, le RESCIF s’est centré sur trois thèmes essentiels pour l’avenir: l’eau, l’énergie et la nutrition.

Depuis l’annonce d’octobre 2010, les Universités membres se sont constituées en binômes Sud-Nord (Beyrouth-Lyon ; Dakar-Louvain ; Ho Chi Minh Ville et Ouagadougou-Grenoble ; Port au Prince-Montréal ; Rabat-Paris ; Yaoundé-Lausanne) et ont identifié par des visites exploratoires et des discussions préliminaires les potentiels de coopération et de travail.

Les 14 présidents ont réaffirmé leur volonté d’en faire une démarche qui parte de la base de leurs universités et qui soit fondée sur un périmètre de collaborations s’étendant des questions d’enseignement (formation des formateurs), de relève scientifique (tenure track, écoles doctorales), de partenariat public-privé à une création de centres de recherches. La feuille de route des projets issus des Universités du Sud comme du Nord comporte quatre volets.

Des laboratoires conjoints de pointe
Les dirigeants du RESCIF ont validé l’idée de lancer la construction de laboratoires conjoints au début 2012, par exemple dans le domaine de l’ingénierie et de la gestion de l’eau, des nouvelles technologies de l’énergie renouvelable ainsi que dans celui de l’infectiologie et de la nutrition.

Missions en Haïti
Une mission en Haiti sera organisée par l’EPFL en juin 2011, avec pour objectif de présenter un projet concret d’ici la mi-septembre 2011 dans la perspective de la reconstruction (infrastructure, laboratoire conjoint, école d’été) de deux des universités haïtiennes, l’Université d’Etat et l’Université Quisqueya. Des recherches comme la modélisation de l’épidémie de choléra ou la participation à la reconstruction de l’Hôpital de Petit-Goave, avec Terre des hommes et la Coopération suisse, sont aussi à l’étude à l’EPFL.

Un "RESCIF des étudiants"
Les dirigeants du RESCIF ont également décidé d’impliquer fortement les étudiants dans la construction du Réseau. Trois initiatives seront finalisées dans les 12 prochains mois :

  • le lancement d’un « RESCIF des étudiants », sous l’impulsion de l’association de l’EPFL « Ingénieur du monde » en lien avec les associations étudiantes des universités partenaires,
  • le lancement d’un concours d’idées d’innovations et de start-up (« Graine de RESCIF »),
  • l’élaboration d’un master en gestion de l’eau dans le Programme Erasmus Mundus,

Première école d’été du RESCIF à Rabat
Enfin, l’Ecole Mohammadia d'ingénieurs de Rabat et l’Ecole polytechnique de Montréal organiseront du 5 au 9 septembre 2011 la première manifestation scientifique du Réseau.

Le RESCIF précisera également dans les prochains mois les modalités du partenariat avec les instances de l’Agence universitaire de la Francophonie ainsi qu’avec celles du World Economic Forum dont fait partie le GULF (Global University Leaders Forum).

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Le RESCIF en bref
Le RESCIF rassemble pour l’heure 14 universités francophones de 11 pays différents, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe. Les 14 universités initiatrices du RESCIF sont, outre l’EPFL (Suisse) à l’origine du projet, l’Université St-Joseph de Beyrouth (Liban), l’Ecole supérieure polytechnique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal), l’Institut polytechnique de Grenoble (France), l’Institut polytechnique d’Ho-Chi-Minh-Ville (Vietnam), l’Université catholique de Louvain (Belgique), l’Ecole Normale Supérieure de Lyon (France), l’Ecole Polytechnique de Montréal (Canada), l’Institut international d’ingénierie en Eau et Environnement 2IE d’Ouagadougou (Burkina Faso), Paristech (France), l’Université d’Etat de Haïti de Port-au-Prince (Haïti), l’Université Quiqueya de Port-au-Prince (Haïti), l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs de Rabat (Maroc) et l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (Cameroun).

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