Le parcours d'Andréanne vers la résilience climatique

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Pendant trois mois, Andréanne Laurin Fortier, étudiante en master à l’Université de Trente (Italie), a mené des recherches au Laboratoire de construction et d’aménagement urbain (CEAT) de l’EPFL. Ses travaux s’inscrivent dans le cadre d’un projet en cours intitulé « Résilience et adaptation dans le comté de West Pokot, au Kenya », qui explore la manière dont les communautés locales gèrent les terres, l’eau et les moyens de subsistance face au changement climatique.
De Montréal à Trente – et au-delà
Originaire de Montréal (Canada), Andréanne a tracé un parcours académique qui l’a menée à travers plusieurs continents. Formée en agronomie et en génie de l’environnement à l’Université Laval puis à l’Université de Trente, elle est animée par une grande curiosité et un fort engagement pour la collaboration internationale.
« J’ai rapidement compris à quel point la production alimentaire est essentielle, et combien elle est vulnérable face aux défis environnementaux », explique-t-elle.
« Cette prise de conscience m’a conduite à m’intéresser aux notions de résilience et d’adaptation, des thèmes dans lesquels je souhaite réellement contribuer. »
Explorer l’usage des terres et la résilience communautaire au Kenya
Durant son séjour à l’EPFL, Andréanne s’est concentrée sur l’étude de l’influence des stratégies de résilience communautaire sur la dynamique de l’occupation et de l’utilisation des sols (LULC) dans le comté de West Pokot.
« Mon objectif est de quantifier la manière dont les pratiques locales d’adaptation modifient l’utilisation des terres et des ressources au fil du temps », précise-t-elle.
« J’utilise des données spatiales mondiales ouvertes que j’enrichis avec les informations de terrain recueillies par nos collaborateurs kenyans, afin de construire une vision localisée de l’adaptation en action. »
Ses recherches allient modélisation spatiale, savoirs communautaires et données environnementales pour démontrer comment les stratégies de résilience peuvent favoriser une gestion durable des terres, un enjeu crucial pour les systèmes alimentaires locaux comme pour la durabilité mondiale.
Apprendre au CEAT
Pour Andréanne, cette expérience au CEAT a représenté une occasion unique de travailler dans un environnement de recherche véritablement interdisciplinaire et international.
« L’esprit collaboratif de l’EPFL et l’engagement du CEAT à avoir un impact concret m’ont énormément inspirée », souligne-t-elle.
« J’ai appris à combiner l’analyse basée sur les données avec la compréhension du contexte local, un équilibre essentiel pour la recherche sur l’adaptation climatique. »
Regarder vers l’avenir
Alors qu’elle s’apprête à retourner en Italie pour finaliser son mémoire de master, Andréanne souhaite prolonger ses travaux réalisés à l’EPFL dans une phase 2 de recherche, dédiée à la validation empirique de son analyse spatiale à partir de données biophysiques recueillies sur le terrain au Kenya.
« À long terme, je veux poursuivre dans le domaine des sciences agro-environnementales et travailler sur des projets d’adaptation climatique reliant la science, les politiques publiques et les communautés », confie-t-elle.
« Cette expérience à l’EPFL constitue une étape déterminante vers cet objectif. »
À propos du projet
Le projet « Résilience et adaptation dans le comté de West Pokot, au Kenya », dirigé par le Dr Jean-Claude Baraka Munyaka (CEAT), étudie la manière dont les communautés des régions semi-arides répondent à la variabilité climatique à travers des innovations locales et des cadres institutionnels. Il combine analyse spatiale, données communautaires et théorie de la résilience afin d’éclairer la gestion durable des terres et l’élaboration de politiques adaptées.
Contact :
Dr Jean-Claude Baraka Munyaka – Collaborator Scientific, CEAT, EPFL
Laboratoire de construction et d’aménagement urbain (CEAT)
