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25.05.16 - Une équipe de l’EPFL travaille sur la mise au point d’une visière intelligente qui, couplée à une caméra thermique, permet aux pompiers de voir ce qui les entoure en temps réel, même la nuit et dans la fumée.

Tous les sapeurs-pompiers, qu’ils soient volontaires ou professionnels, doivent apprendre à affronter les flammes. Mais le feu n’est pas le seul élément dangereux auquel ils doivent faire face. La fumée opaque, toxique et l’obscurité rendent la progression dangereuse et précaire. Protégés dans des tenues pesant plus de 20 kilos, les soldats du feu doivent aussi parfois traîner avec eux une lance à incendie et tenir dans leur main une caméra thermique qui leur permet d’inspecter les lieux, de s’orienter et de découvrir de possibles victimes.

«Cette caméra thermique est un outil indispensable, mais elle entrave leurs mouvements et les oblige à s’arrêter pour analyser la pièce avant de pouvoir reprendre leurs recherches», expliquent Adrien Birbaumer et Martijn Bosch, qui développent le projet VIZIR au Laboratoire d'images et représentation visuelle. En tenant compte de ce handicap, les deux ingénieurs ont mis au point un outil de vision permettant aux pompiers de travailler avec les mains libres. Ils ont eu l’idée de positionner une mini caméra infrarouge sur le casque et d’intégrer un écran transparent à la vitre du masque respiratoire.

Ainsi, le pompier a continuellement deux images superposées dans son champ visuel : ce que ses yeux voient réellement et ce que la caméra thermique filme et restitue en temps réel. Il peut se mouvoir facilement et éviter les obstacles sans stopper ses investigations. «Nous avons travaillé sur le meilleur moyen de représenter les zones chaudes et froides, précise Adrien Birbaumer, bien entendu nous avons opté pour le rouge et le bleu, mais nous avons dû utiliser des tonalités spécifiques pour qu’elles soient visibles sur un support transparent».

Adaptation rapide
En étroite collaboration avec l'Établissement d'assurance contre l'incendie et les éléments naturels du canton de Vaud (ECA), les ingénieurs procèdent aux essais de leur prototype qui se compose, pour l’heure, d’une paire de lunettes augmentées. Elles sont portées lors des séances d’entraînement afin de vérifier l’efficacité de la méthode et recueillir les témoignages des professionnels. Jean-Marc Pittet, inspecteur responsable de la formation des sapeurs-pompiers pour le canton de Vaud, participe aux essais et aux validations des différentes étapes de développement. «Au début on ne sait pas très bien ce que l’on voit, si c’est la réalité ou pas, mais étonnamment la période d’adaptation est très courte, on intègre très facilement les deux visions superposées».

La prochaine étape sera d’intégrer réellement l’écran dans la vitre de l’appareil respiratoire et de rendre l’outil moins encombrant en éliminant certains câbles.

Dossier de presse

http://go.epfl.ch/arp

Vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=Vw4EYxE1nDw&feature=youtu.be

Personnes de contact

Sandy Evangelista service de presse
sandy.evangelista@epfl.ch
+41 79 502 81 06

Adrien Birbaumer chef de projet
adrien.birbaumer@epfl.ch
+41 21 693 75 38

Bosch Martijn chef de projet
martijn.bosch@epfl.ch
+41 21 693 75 38

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