«La diversité de notre équipe a joué un rôle dans notre succès»

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Une équipe d’étudiantes et d’étudiants de l’EPFL vient de remporter un prix d’excellence lors de la compétition internationale SensUs, grâce à un biocapteur permettant de détecter la présence du virus de la grippe A dans un échantillon de salive.

SensUs est une compétition étudiante annuelle organisée par l’université technologique d’Eindhoven qui vise à promouvoir l’application des technologies de capteurs dans le domaine de la santé. Cette année, les participantes et les participants ont dû développer des biocapteurs permettant de détecter le virus respiratoire de la grippe A en quelques minutes et grâce à un échantillon de salive contaminé. L’EPFL, qui participe chaque année, a été particulièrement récompensée durant cette édition grâce à une équipe de douze étudiantes et étudiants en master de sciences de la vie et de microtechnique.

Le capteur développé par l’équipe de l’EPFL, baptisée SenSwiss, est doté d’une surface possédant des trous nanométriques, dans lesquels se fixent les anticorps liés au virus de la grippe, bloquant ainsi le passage de la lumière. En mesurant cette dernière, la concentration des anticorps, et donc du virus, peut être déterminée. « Au début, la mesure prenait environ deux heures, nous avons donc dû l’accélérer grâce à un canal microfluidique permettant de gérer le flux de l’échantillon sur la surface du capteur », explique Théo Mayer, membre de l’équipe technique du projet. « Afin d’automatiser ce flux, nous avons pu utiliser une pompe très performante fournie par notre sponsor Advanced Microfluidics », précise Sara Chehtite, qui a également contribué à la conception du prototype.

Lors de la cérémonie de clôture de la compétition le 3 septembre, l’équipe de l’EPFL a pu démontrer l’efficacité de son biocapteur, remportant ainsi le prix de la meilleure performance analytique, qui prend notamment en compte la rapidité et la précision du test. SenSwiss est également arrivée en deuxième place pour le prix du « potentiel de transfert », qui évalue l’applicabilité du projet dans le contexte d’une entreprise. « Nous avons dû réfléchir comme une startup et nous demander : quel est le modèle d’affaires, qui sont les clients potentiels et de quels fonds avons-nous besoin pour fabriquer notre prototype ? Nous n’avions pas beaucoup d’expérience dans ce domaine donc c’était difficile, mais très enrichissant » explique Blanche Berneron, membre de l’aile « business » de l’équipe.

Arrivés au terme d’un été passé à travailler sur le capteur, les membres de l’équipe font le constat : « la diversité de notre équipe a joué un rôle important dans notre succès : nous n’étions pas juste issus de différentes sections à l’EPFL, mais aussi de 12 pays différents ! C’était intéressant de voir comment les cultures se sont mélangées dans notre groupe », indique Deborah Scherrer Ma, co-capitaine de SenSwiss. Sa collègue en sciences de la vie, Janet van der Graaf, précise : « Travailler en équipe est un challenge, mais apporte de gros avantages. Le fait d’avoir rassemblé les compétences de chaque individu de l’équipe est ce qui nous a permis d’en arriver là. »

Questionnés sur ce qu’ils envisagent après ce projet, les membres de l’équipe se montrent motivés : « la partie la plus passionnante pour moi était l’expérience pratique », explique William Verstraeten, co-capitaine de l’équipe, « Cela m’a clairement donné envie de travailler sur plus de projets de ce type ». Tous les membres de l’équipe se rejoignent sur un point : ils souhaitent voir plus de leurs camarades de classe s’engager dans ce type de projet. « Chaque année, les membres de l’équipe changent et nous sommes motivés à recruter la prochaine équipe et à les aider à s’organiser pour une prochaine édition remplie de succès ! » conclut Eloi Schlegel, responsable de la promotion du projet.

https://www.sensus.org/senswiss-1


Author: Marwan El Chazli

Source: People


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