«J'ai pu réfléchir sur ma pratique et déconstruire mes croyances»

Vincent Turner, enseignant de biologie au gymnase du Bugnon à Lausanne. 2026 EPFL-SPE / Thomas Walger- CC-BY-SA 4.0

Vincent Turner, enseignant de biologie au gymnase du Bugnon à Lausanne. 2026 EPFL-SPE / Thomas Walger- CC-BY-SA 4.0

Vincent Turner, enseignant de biologie au gymnase du Bugnon à Lausanne, s’est lancé au printemps dernier dans un stage scientifique proposé par l’Interface Gymnase-EPFL. Une première dans l’École.

«Nous sommes ravis de pouvoir étendre cette offre, qui s’adresse habituellement aux enseignantes et enseignants de mathématiques, de physique, de chimie et d’informatique, pour accueillir également celles et ceux de biologie», se réjouit Sabrina Rami Shojaei, directrice du Service de promotion de l’éducation et responsable de l’Interface Gymnases-EPFL. Organisés en collaboration avec les autorités cantonales depuis 2016, ces stages permettent aux membres du corps enseignant du secondaire II de s’immerger dans des cours de première année à l’EPFL, pour mieux en comprendre les enjeux, tant en termes de contenus que de méthodes pédagogiques.

«On ne fait pas de la pédagogie à 20 dans une classe comme à 200 dans un amphithéâtre», commente Vincent Turner. L’enseignant de biologie au gymnase du Bugnon à Lausanne a pu assister au cours de biologie générale donné en première année aux étudiantes et étudiants en ingénierie des sciences du vivant de l’EPFL. Au-delà de la matière étudiée, il remarque rapidement que la réussite de ce type de cursus repose énormément sur leur motivation, leur autonomie, leur régularité, leur capacité d'organisation, leur persévérance et leur discipline de travail. «Ce sont des savoir-être et des savoir-faire qui peuvent être développés au gymnase dans les différentes options spécifiques», explique le responsable de la médiation à l’apprentissage de son établissement.

Vincent Turner a été accueilli par Johannes Gräff, professeur au Laboratoire de neuroépigénétique et responsable de ce cours de biologie générale. L’enseignant y a acquis de nouvelles connaissances qu’il partagera avec ses collègues en lien avec certains chapitres étudiés au gymnase. Pour lui, cette expérience aura une influence sur la façon dont il enseignera à l’avenir: «C’est comme un voyage, on ne sait pas pourquoi, mais ça nous change.»

Une bouffée d'oxygène

De son côté, Johannes Gräff a apprécié les échanges constructifs qu’il a pu avoir avec son stagiaire. Ils donneront probablement lieu à des nouveautés prochainement: «J’utilise des outils numériques pour poser des questions régulièrement aux étudiantes et étudiants durant mes cours et m’assurer qu’ils intègrent bien les concepts enseignés. Je pense que j’y ajouterai des questions de réflexion plus approfondie liées à des applications possibles sur les conseils de Vincent. Cela nourrira la soif d’apprendre des étudiants les plus avancés et pourrait éveiller l’intérêt des autres.»

Après avoir ouvert la voie pour qu’un second enseignant de biologie vienne faire un stage à l’EPFL au printemps prochain, Vincent Turner se dit satisfait de cette expérience. Il la qualifie de bouffée d’oxygène: «Je recommande ce stage à tous les enseignantes et enseignants curieux qui auraient envie d’entrer dans une démarche de réflexion par rapport à leur pratique, ou qui auraient envie de déconstruire leurs croyances sur l'enseignement de la biologie à l'EPFL», conclut-il.


Auteur: Promotion de l'éducation

Source: People

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