Forum des transitions urbaines 2027

Immeuble Normandie, Genève © Ariel Huber

Immeuble Normandie, Genève © Ariel Huber

Intitulé « De l’abondance à la résilience ? », le Forum des transitions urbaines se tiendra le 3 septembre 2027 dans l'Auditorium de Microcity, antenne de l'EPFL à Neuchâtel (Suisse). Organisée conjointement par l’Association Ecoparc et le Laboratoire d’architecture et technologies durables (LAST) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en partenariat avec la revue espazium, cette manifestation biennale abordera sous différents angles cette thématique cruciale pour notre environnement construit.

Le Forum des transitions urbaines aborde divers enjeux urbanistiques, paysagers, architecturaux et systémiques, avec l’objectif d’offrir aux participants un tour d’horizon de paramètres incontournables, de démarches innovantes et d’expériences pionnières. Grâce à la diversité des exemples présentés, ce rendez-vous s’adresse aux actrices et acteurs de la pratique, de l'enseignement, de la recherche, de la politique ou des services publics intéressés à la transition et, plus largement, aux évolutions qualitatives des territoires urbains.

Depuis la révolution industrielle, la perspective de notre société est celle d’un développement globalement continu. Alimentée par des ressources fossiles peu onéreuses, cette dynamique conduit aujourd’hui à une organisation territoriale fortement marquée par la démultiplication des flux. Il en résulte une indéniable abondance de biens et services, mais aussi de multiples questions prospectives pour les prochaines décennies.

Le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité et les tensions géopolitiques agissent ici comme des rappels à la réalité physique. L'abondance matérielle, souvent synonyme de surconsommation et de flux tendu, engendre une certaine vulnérabilité systémique. Or, face à l’incertain, il apparaît prioritaire de renforcer la capacité de notre société à absorber les futurs chocs, s'adapter à des contextes mouvants et maintenir ses fonctions vitales sans risque d'effondrement.

Une telle transition passe par une certaine sobriété, à même de remplacer le gaspillage par la parcimonie, la table rase par la transformation et la démultiplication par une mutualisation accrue des usages. Elle encourage également la relocalisation des besoins les plus essentiels. Pour sécuriser leur approvisionnement, les territoires doivent notamment accroître leur autonomie alimentaire, favoriser des circuits courts et maximiser le recours à la production décentralisée d’énergies renouvelables. Cette évolution repose aussi sur le facteur humain, tant pour surmonter certaines inerties que pour développer une meilleure culture de la coopération.