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EPFLoop à nouveau dans la compétition

L'équipe d'EPFLoop a remporté la 3e place en 2018. © Alban Kakulya

L'équipe d'EPFLoop a remporté la 3e place en 2018. © Alban Kakulya

Arrivée troisième l’an dernier, l’équipe d’EPFLoop fait partie de la vingtaine de candidats sélectionnés pour participer à l’Hyperloop Pod Competition, cet été en Californie.

Après le succès de l’an dernier et tous les efforts déjà fournis pour se qualifier, la pression était énorme. Le verdict de SpaceX est tombé: l’équipe EPFLoop, arrivée troisième l’an dernier, participera à nouveau à l’Hyperloop Pod Competition en 2019. Seule une vingtaine d’équipes ont été sélectionnées parmi les quelque milliers de candidates. «Même si nous avons déjà passé des centaines d’heures pour constituer notre équipe, concevoir notre pod et rechercher des partenaires, le travail commence vraiment maintenant», avance Lorenzo Benedetti, responsable technique de l’équipe de cette année.

Le défi à relever a été lancé par le milliardaire Elon Musk en 2015. Le fondateur de Tesla et de SpaceX mise sur un cinquième type de transport – après la voiture, le train, le bateau et l’avion: des capsules propulsées dans un tube sous vide, pouvant atteindre une vitesse de 1000 km/h. Afin d’explorer la faisabilité technique de différents éléments de l’idée, SpaceX organise un concours destiné principalement aux étudiants. Le but de la compétition est d’atteindre la vitesse la plus élevée possible avec une capsule autopropulsée dans un tube sous vide d’environ 1,2km de long, et de s’arrêter après un freinage.

«Participer à une compétition aussi difficile, où le niveau d'ingénierie est si élevé, constitue une expérience inestimable. L’an dernier, l'équipe a appris à collaborer avec les ingénieurs de SpaceX, à discuter des réglementations techniques et des solutions et à les appliquer dans un délai de 24 à 48 heures, résume Lorenzo Benedetti. Cette année, nous connaissons le niveau d’exigence attendu par les organisateurs. Nous nous préparons donc à répondre au mieux à chacune d'entre elles, dès la phase de test à l'EPFL». Comme l’an dernier, la compétition proprement dite aura lieu à lieu mi-juillet sur la rampe d’essai située près du quartier général de SpaceX, à Hawthorne en Californie.

Réduire le poids et augmenter la puissance

Hormis le nom de la capsule, Bella Lui, l’équipe ne dévoile pour l’heure ni son apparence ni ses qualités technologiques. Concurrence oblige. Mais on sait sur quoi se concentre sa stratégie: «La métrique la plus importante pour construire un pod gagnant est la capacité de fournir un rapport puissance/poids élevé. Les trois meilleures équipes de l'an dernier (TUM, Delft et EPFL) présentaient des capsules avec des valeurs très similaires et la finale a montré que les performances étaient toutes proches les unes des autres. Par conséquent, cette année, l'objectif est de réduire le plus possible le poids tout en augmentant la puissance disponible pour le système de propulsion», explique le responsable technique de l’équipe.

Soutenue par la Vice-présidence pour l'éducation de l'EPFL dans le cadre des projets interdisciplinaires, l’équipe EPFLoop est pour l’heure composée de 38 personnes, dont 33 étudiants issus de sept sections de l'EPFL. Elle est encadrée par trois personnes: le professeur Mario Paolone, Lorenzo Benedetti et André Hodder. On compte plus de 20% de femmes dans l'équipe. Les trois principaux sponsors d'EPFLoop sont l'EPFL, l’Association des communes de Crans-Montana (ACCM) et Bobst. Viennent ensuite Comsol, Brusa, National Instruments, Forum EPFL, Leclanché et ALLITE.

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