De la gestion des stages à celle d'une association caritative

Catherine Marselli © 2021 EPFL/Alain Herzog

Catherine Marselli © 2021 EPFL/Alain Herzog

À l’EPFL depuis 10 ans, Catherine Marselli y porte plusieurs casquettes. Elle coordonne le programme de stages en entreprise et épaule étudiants et doctorants dans leurs recherches de stage ou d’emploi. Dans le cadre privé, elle est co-fondatrice et bénévole d’une association caritative.

Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur en génie électrique et un doctorat à l’Institut de Microtechnique de l’EPFL, Catherine Marselli a réalisé un MBA de la Haute École de Gestion de Neuchâtel et occupé différents postes dans le développement et la gestion de projets dans l’industrie et le milieu académique. Il y a plus de 10 ans, une opportunité professionnelle la fait revenir sur le campus ; cette fois-ci non plus en tant qu’étudiante, mais en tant qu’employée. «J’ai rejoint l’EPFL pour mettre en place le programme des stages en entreprise pour la Faculté des Sciences de Base. Il venait d’être créé et il a fallu organiser tout le processus, contacter les entreprises et les convaincre d’accueillir nos étudiants.»

Ce programme de stage est un projet qui touche aujourd’hui toute l’École. «Tous les programmes master conduisant au titre d’ingénieur ou d’architecte intègrent un stage ou un projet de master en entreprise obligatoire d’une durée de 2 à 6 mois dans leur cursus. Toutes les facultés et collèges sont concernés. En 2013, j’ai eu la chance de reprendre la coordination du programme à l’échelle de toute l’École. Cette transversalité et le fait d’être à l’interface entre l’EPFL et le monde externe me plaisent beaucoup.»

Partager son expérience

À l’aise dans la gestion de projet, Catherine Marselli l’est aussi dans l’enseignement. Aux étudiants de master, elle donne des cours d’accompagnement pour la recherche de stages en entreprise. Pour les doctorants, elle propose un cours sur la recherche d’emploi et le travail en entreprise dans le cadre du service de formation du personnel. «Mon but est de les aider à faire la transition entre le monde universitaire et le monde de l’industrie. Je tire également parti de ma propre expérience professionnelle dans l’industrie pour partager des conseils plus personnels. Nous recevons régulièrement des remerciements et témoignages disant que ce cours les a réellement aidés à trouver du travail.»

Depuis plusieurs années, elle étudie le domaine des neurosciences cognitives sociales et intègre ces connaissances dans ses cours et sa pratique managériale. «Je m’intéresse beaucoup au fonctionnement du cerveau. D’ailleurs, si la Faculté des sciences de la vie avait existé à l’époque de mes études, j’aurais choisi cette voie sans hésiter. Les découvertes relativement récentes sur les biais cognitifs, le circuit défensif ou les limites d’attention et de mémoire nous permettent de revisiter les interactions professionnelles. J’utilise de plus en plus ces connaissances dans mes cours et aimerais même pouvoir aller un peu plus loin dans cette direction.»

Offrir une pause ressourçante

Dans le cadre privé, Catherine Marselli s’investit dans le bénévolat pour une association caritative dont elle est co-fondatrice. Charity Box a pour principe de récolter des fonds pour offrir des séjours de courte durée en Suisse romande à des personnes en situation de précarité. «L’idée m’est venue lorsque je me suis rendu compte que le beau et le calme devenaient un privilège de «riche». J’ai moi-même l’habitude de partir de temps en temps en week-end en Suisse ou en France en famille pour casser la routine. Ça nous permet de nous ressourcer, de nous épanouir. Je me disais qu’il n’est pas juste que ce plaisir simple ne soit pas accessible à tous. Avec Charity Box, vous avez la possibilité d’offrir à des gens qui sont dans des galères incroyables, une pause dans leur quotidien, une respiration, dans un endroit qui inspire le calme.»

La plateforme web de Charity Box – développée par la Junior Entreprise EPFL – liste des destinations ayant un patrimoine culturel ou naturel marqué. Une fois que la somme nécessaire à financer une Box a été atteinte, Caritas Vaud est contacté et se charge de sélectionner et proposer le nom d’un bénéficiaire. «Les donateurs reçoivent ensuite un mot de remerciement du bénéficiaire et des photos du séjour. C’est extrêmement gratifiant et concret. De plus, je tiens à ajouter que le flux de l’argent est très contrôlé. Il n’est pas versé au bénéficiaire, mais directement aux prestataires.»

Selon Catherine Marselli, cette association lui permet d'accomplir un devoir moral et reste un bénévolat facile à intégrer dans une vie déjà bien remplie. «J’ai l’impression que nous avons une responsabilité sociale. Nous devons tous à notre échelle faire quelque chose pour la société. Mais avec mes enfants et mon travail, je n’ai que peu de temps à consacrer au bénévolat. Avec cette association, tout est digital donc je peux aisément envoyer un e-mail par-ci, faire un téléphone par-là ; ça reste flexible. Et comme c’est de la gestion de projet, je retrouve mon ADN.»



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Catherine Marselli © 2021 EPFL/Alain Herzog
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