Antenne de l'EPFL à Neuchâtel, Microcity ouvre ses portes

© 2014 EPFL – Alain Herzog

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Tout juste inauguré au cœur de la ville de Neuchâtel, le nouveau centre de recherche Microcity est à découvrir à l’occasion de portes ouvertes le samedi 10 mai. De sa conception à son exploitation, cette construction à l’architecture novatrice vise à montrer comment un projet urbain peut transformer tout un quartier d’un point de vue durable.


Niché entre les quartiers résidentiels des pentes de la ville et le lac, le bâtiment Microcity frappe par l’harmonie avec laquelle il s’intègre dans cette mixité urbaine. Tout récemment inauguré, ce nouveau centre de recherche accueille douze laboratoires de l’EPFL, ainsi que Neode, le parc scientifique de Neuchâtel. La journée portes-ouvertes, qui a lieu le 10 mai, est l’occasion de venir découvrir son architecture unique, pensée et repensée pour tenir compte de toutes les considérations urbanistiques et écologiques.

Comme son nom l’indique, Microcity a été conçu comme une cité en miniature et concentrée en un seul bâtiment. Le plan au sol, qui s’inspire de la structure des circuits intégrés utilisés en électronique, s’aligne ainsi sur un quadrillage régulier. Les bureaux bordent de longs corridors blancs symbolisant les rues de la ville et reliant les différentes parties de l’édifice. Entre celles-ci se trouvent de larges espaces dessinés comme des places publiques, dont le but est de favoriser les interactions. Des atriums offrent une vue sur les bureaux adjacents et de grands escaliers rouges font office de points de repère entre les différents étages.

Selon Emmanuel Rey, architecte du bâtiment avec la société Bauart et directeur du Laboratoire d’architecture et technologies durables de l’EPFL, Microcity joue le rôle d’«amplificateur» urbain. Le projet offre en effet, d’un point de vue urbanistique et environnemental, des solutions portant bien au-delà du simple périmètre de l’édifice. L’espace libéré sur la parcelle par la structure compacte du bâtiment, qui a permis la création d’un parc public, en est un exemple concret. La pose de panneaux solaires sur toute la surface du toit en est un autre, tout comme le système de climatisation régulé par la différence de température entre les eaux profondes et de surface du lac de Neuchâtel. Deux dispositifs qui, de plus, procurent également de l’énergie renouvelable à l’ensemble du quartier

Optimiser l’utilisation des ressources
L’un des buts des architectes étaient d’optimiser la consommation des ressources non renouvelables tels que le terrain à disposition et l’énergie, cela autant durant la construction du bâtiment que lors de son exploitation. «Aujourd’hui, les partisans de l’architecture durable se répartissent en deux courants: ceux qui postulent qu’elle ne peut passer que par un faible usage de la technologie, et ceux qui au contraire y cherchent des réponses, explique Emmanuel Rey. Nous avons cherché à sortir de ces dogmes et opté pour une combinaison de solutions issues de ces deux visions.» Un article publié en mai dans une édition spéciale de la revue TRACÉS entièrement consacrée à Microcity décrit ce que ce professeur appelle l’«hybridation durable», soit une approche qui «cherche les synergies et l’optimisation en associant des concepts, des technologies et des matériaux qui sont en général perçus comme opposés.»

Dans le cas de Microcity, l’«hybridation durable» a permis de satisfaire à plusieurs objectifs. L’intégration, dans le bâtiment, d’éléments hybrides mêlant le bois et le béton en est un exemple concret. Fabriqués hors-site par l’entrepreneur général ERNE, ces éléments permettent de profiter des atouts des deux matériaux: les performances thermiques et acoustiques du bois, et la force de portance du béton. Cette approche modulaire a ainsi le double avantage de garantir la qualité des matériaux et de réduire le temps d’assemblage des éléments sur le chantier. A plus long terme, elle facilite également l’adaptation du bâtiment aux besoins futurs, puis, au final, son démantèlement et son recyclage.



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