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26.10.15 - C'est hier soir, au Forum Rolex que les 14 finalistes du concours «Ma Thèse en 180 secondes» ont présenté leurs travaux de recherche de manière vulgarisée, vivante et captivante. C’est la présentation d’Alessandro De Simone sur les organisateurs d’ADN dans les cellules souches, alliant humour et rigueur scientifique, qui a conquis la majorité des votes du jury.

Un roadtrip à Madagsacar pour mieux comprendre la déforestation, une superhéroïne qui améliore les collisions entre les particules du CERN, les signaux optiques pour éviter les cris de détresse des ordinateurs surchargés… De nombreux sujets à l’apparence austère pour un public profane ont pris ce soir, lors de la finale EPFL du concours « Ma thèse en 180 secondes », une tournure captivante grâce aux talents d’orateurs de 14 doctorants. Une manière pour les quelque 600 spectateurs d’élargir leurs connaissances d’une manière ludique.

Trois minutes et pas une seconde de plus. Comme le veut le réglement de ce concours, les candidats ont 180 secondes pour raconter à un public de tous horizons leur travail de recherche. Elocution, rythme, fluidité gestuelle, clareté de l’exposé, mise en contexte, utilisation de métaphores… les nombreux critères de jugement sont précis et la barre était haute.

Humour et analogies pour présenter les mécanismes de la division cellulaire en 3 minutes

C’est Alessandro de Simone, doctorant du Laboratoire de Pierre Gönczy, qui a finalement remporté le premier prix. Sa présentation sur les organisateurs de l’ADN dans les cellules souches assimilés à des serveurs dans un restaurant a été présentée avec beaucoup d’aisance et d’humour. Il a conquis aussi bien le jury que le public puisqu’il a également remporté, exaequo avec Justine Gay-Des-Combes, le prix attribué par les spectateurs.

Les similarités trouvées par Elise Berodier entre les fleurs et les matériaux de construction lui ont permis d’obtenir la seconde place. Felix Bobbink a utilisé l’image des légos pour faciliter la compréhension de sa thèse sur les catalyseurs pour transformer le CO2. Opération réussie puisqu’il obtient la 3e place. Les trois premiers ont remporté respectivement 1000, 700 et 400 francs offerts par Cisco, ainsi que la possibilité de participer à la permière finale suisse prévue pour le printemps prochain sous l’égide de la Conférence des universités de Suisse occidentale (CUSO). Les prix du public attribués lors de chacune des trois sélections ont été remis à Elise Berodier, Justine Gay-des-Combes et Rosamaria Cannavo.

Des journées de formation à la prise de parole en public

Pour cette première édition suisse, ce concours a rencontré un certain succès puisque 34 candidats se sont présentés durant les trois séances de sélections qui se sont déroulées au courant du mois de septembre. Afin de se préparer dans les meilleurs conditions, les doctorants ont participé en septembre à des formations à la prise de parole en publique. Ces cours, organisés sur plusieurs journées, en collaboration avec le Service de formation du personnel et dispensés par deux professionnels des médias, ont mis l’accent sur la pratique. Plusieurs passages devant une caméra ont permis aux participants d’obtenir des critiques constructives à la fois des formateurs et de leurs pairs. Des séances, fort utiles d’après les feedback des doctorants, qui constituent un atout supplémentaire pour leur future carrière.

Ce concours, né en Australie il y a quelques années, puis repris en français sous une forme légèrement différente au Québec, est maintenant organisé dans de très nombreux pays. La Suisse devrait d’ailleurs participer à la finale internationale en 2016.

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