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Un robot passe-partout pour démanteler les installations nucléaires

© 2015 Alain Herzog

© 2015 Alain Herzog

Les quatre roues et le design du robot ROVéo lui permettent de franchir facilement des obstacles d’une hauteur équivalente à deux tiers de sa taille. Une version plus imposante de ce prototype développé par la start-up Rovenso, dotée d’un bras robotisé, pourrait aider au démantèlement d’installations nucléaires.


Escaliers, gravats, rocs…aucun obstacle ne semble résister à ROVéo dont la position des membres s’adapte aux aspérités. Ce robot roulant peut affronter des éléments d’une hauteur équivalant à environ deux tiers de sa hauteur tout en maintenant sa vitesse de croisière.

Un moteur à chaque extrémité et un design mécanique particulier donnent une étonnante flexibilité à ce petit robot à l’apparence de tatou. Les quatre roues, situées au à l’extrémité de chaque « membre », se trouvent ainsi actionnées indépendamment. Emergeant de la carapace, chacun de ses bras à l’architecture parallèle est relié aux autres par un seul degré de liberté. Le tout permet au robot de s’adapter tout aussi facilement aux terrains accidentés qu’aux obstacles réguliers, telles des marches d’escalier.

La start-up Rovenso, développe également un système de pilotage par télécommande doté d’une vision immersive et d’un retour de force. Le guidage de l’engin est réalisé par la synchronisation du braquage des roues avant et arrière. Cela permet des manœuvres de grande précision allant jusqu’à pouvoir faire tourner l’engin sur lui-même efficacement pour le sortir facilement d’un cul-de-sac. «L’engin se déplace aussi bien sur des sols convexes que concaves, qu’ils soient durs ou meubles», explique Thomas Estier, cofondateur de la start-up.

Un modèle de 500 kg équipé d’un bras robotisé
«Notre prototype a été réalisé en six mois par un étudiant en master doué sur la base de croquis et de textes rédigés pour le dépôt de brevet», souligne Lucian Cucu, l’autre cofondateur. Rovenso va lancer prochainement une levée de fonds d’un demi-million afin notamment de réaliser un modèle de 500 kg dont le mécanisme sera similaire. Ses propriétés, notamment celle de négocier des obstacles équivalents à 150% de sa garde au sol – la distance entre le châssis et le sol-, seront donc identiques.

Cette version poids lourd comprendra un gros bras robotisé pour des opérations de manipulation à distance. La première mission à laquelle le destinent ses créateurs est de réaliser des opérations périlleuses dans des zones difficiles d’accès par exemple pour le démantèlement d’installations nucléaires ou dans des zones sinistrées.


Source: Mediacom

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