Partager: 

15.07.16 - Étudiant en physique, Darius Merk a utilisé un algorithme inspiré des insectes pour faire évoluer un drone dans un terrain encombré. Une recherche qui pourrait s’avérer utile lors de catastrophes naturelles.

Comment envoyer un drone en mission de reconnaissance dans un endroit difficile d’accès, sans qu’il ne reste coincé dans les décombres? Un pilote peut certes prendre les commandes, mais il risque de perdre le contact dès que l’engin passera derrière un mur. Étudiant en physique à l’EPFL et passionné de robotique, Darius Merk a implémenté une solution inspirée de la vision des insectes pour son travail de Master, réalisé dans le cadre du Laboratoire de Systèmes Intelligents.

Complètement autonome, le drone sur lequel il a travaillé doit déceler lui-même où se situent les obstacles pour éviter la collision. Contrairement à la vision humaine, il ne dispose pas d’une vue stéréoscopique pour calculer la profondeur et la distance. «Utiliser des caméras pour simuler les yeux humains nécessite beaucoup de puissance de calcul, et le drone devrait donc porter un petit ordinateur, ce qui empêche de le miniaturiser», explique Darius Merk.



La solution: un engin qui voit comme les insectes et leurs yeux à facettes. «Les insectes s’orientent grâce au flux optique, en évaluant le déplacement de l’image: un objet lointain bougera moins vite qu’un objet proche», souligne l’étudiant. Cette solution ne nécessite que deux caméras de 15 grammes, une à l’avant et l’autre à l’arrière, pour obtenir des informations à 360 degrés sur l’environnement. Comme elle demande très peu de puissance de calcul, le drone utilisé pourra éventuellement être réduit à un modèle d’une dizaine de centimètres.

Au final, cette technologie pourrait s’avérer très utile dans le cadre de catastrophes naturelles, notamment pour assister les sauveteurs et effectuer des repérages. Léger, autonome et capable de contourner les obstacles, le drone pourra suivre une direction programmée pour rapporter des vidéos ou des images prises dans des endroits difficiles d’accès.

Le site du Laboratoire des systèmes intelligents (LIS): http://lis.epfl.ch/

Auteur:Sarah BourquenoudSource:Mediacom
Partager: