Three spin-offs make the finals of a deep tech startup competition

Hydromea testing its underwater communication system © 2020 EPFL

Hydromea testing its underwater communication system © 2020 EPFL

Three EPFL spin-offs – CompPair, Hydromea and Nanogence – have made it through to the finals of the Hello Tomorrow Global Challenge, an international startup competition that is being held virtually this year. The teams will have three minutes to pitch their business ideas to a panel of experts.

En six années d’existence, le Hello Tomorrow Challenge s’est imposé comme un concours qui compte sur la scène internationale des start-up. Trois spin-off de l’EPFL, CompPair, Hydromea et Nanogence, sont parmi les 80 finalistes de ce concours auquel 5000 jeunes pousses « deeptech » du monde entier se sont inscrites. Leurs présentations de trois minutes devant un public d’investisseurs, de représentants de grandes entreprises et d’autres start-up, de chercheurs, et de médias spécialisés, pourraient leur amener une visibilité déterminante dans leur processus de développement et leur recherche de fonds.

Les 80 start-up finalistes, qui sont réparties en 14 catégories, auront une première chance de se faire remarquer cette semaine en remportant le concours de pitchs de leur catégorie, doté de 10'000 euros. Habituellement présentés en public à Paris, ils ont été cette année préalablement enregistrés afin d’adapter le concours au circonstance actuelles. Les vainqueurs auront ensuite une minute supplémentaire pour présenter un pitch final vendredi afin d’essayer de remporter 100'000 euros et surtout une visibilité internationale décuplée.

Les trois spin-off de l’EPFL en concours :

CompPair : un matériau qui s’autorépare

Le composite développé par la spin-off CompPair, s’autorépare rapidement grâce à la chaleur. Une simple élévation de la température du matériau à 150 degrés permet d’activer l’agent réparateur. Ce procédé unique peut s’appliquer à toutes sortes de structures et permet de prolonger d’au moins trois fois la durée de vie d’une pièce. Le procédé, compatible avec les processus industriels actuels, est actuellement testé sur plusieurs lignes de production.

CompPair est dans les six finalistes de la catégorie aéronautique.

Hydromea : un drone aquatique capable de communiquer sans fil

Les petits drones sous-marin d’Hydromea -60 cm de long- peuvent remplir différentes tâches d’inspection seuls ou en essaim. Ils ont notamment pour mission de pénétrer à l’intérieur des ballasts des cargos, des navires et des plateformes pétrolières pour mesurer le degré corrosion, évitant ainsi de devoir assécher ces structures. Sans fil, il est également équipé d’une technologie de communication optique, qui rend possible l'échange d'information jusqu'à 100m de profondeur.

Hydromea est parmi les six participants de la catégorie mobilité.

Nanogence : des nanoparticules écologiques et économiques pour la construction

Nanogence vise à améliorer les caractéristiques des matériaux de construction, tout en étant moins cher et plus écologique. Elle a notamment mis au point un adjuvant qui rend les matériaux de construction plus durs et empêche la détérioration des fers d’armature, ce qui prolonge la durée de vie des constructions. Cette méthode rend possible de construire des parois plus fines, et donc d’utiliser moins de matériau. Une économie non négligeable puisque le béton est responsable de 5 à 10 % des émissions de carbone.

Nanogence est parmi les six finalistes de la catégorie environnement.

 Les start-up deep-tech ont pour particularité de développer des technologies capables de révolutionner leur domaine comme GTX Medical (G-Therapeutics lors de sa création), spin-off de l’EPFL qui a remporté la première édition de ce concours en 2014. Boostée par les 36 millions levés en 2016 et sa fusion, en 2019, avec une société américaine active dans un domaine similaire, elle poursuit le développement de son système de neuromodulation qui pourrait permettre à des personnes paralysées de remarcher. Avant que ce genre de technologie disruptive, fruit de plusieurs années de recherche dans les laboratoires, puisse parvenir jusqu’au marché, de nombreux tests et développements doivent encore avoir lieu une fois la start-up lancée. Une rentabilité décalée dans le temps qui nécessite rapidement de conséquentes levées de fonds.

References

EPFL News on this start-up :

CompPair

Hydromea

Nanogence