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10.08.15 - Un Openstack Event a été organisée le lundi 29 juin par SCITAS. Durant une journée entière, une quarantaine de responsables IT des services centraux et des facultés se sont rassemblés pour échanger autour des thématiques du cloud computing, en focalisant sur une des missions principales de l’EPFL : la recherche. Le but de la journée était de partager, échanger et débattre sur les solutions non-traditionnelles qui existent pour répondre aux défis modernes de l'IT dans les infrastructures de recherche. Et de répondre à une question : le cloud est-il la solution ou une simple mode ?

« Cloud » cria Loonquawl ! Aujourd'hui, le cloud apparaît dans toutes les discussions et semble même être la réponse à tous les problèmes. Mais qu’en est-il exactement au sein de la recherche scientifique ? Le cloud peut-il offrir une réponse pertinente et efficace aux nombreux besoins de la recherche ? Sans ordre prédéfini, nous pouvons citer le partage de fichiers, le stockage de masse, le travail collaboratif, l'analyse de donnée ou encore le calcul scientifique. Les technologies du cloud peuvent-elles constituer une réponse probante pour chacune de ces thématiques ? Ou peut-être peuvent-elles déjà offrir une partie de la solution ?


Pour tenter de répondre à ces questions, et dans la droite ligne de la démarche scientifique enseignée à l'EPFL, une approche pragmatique a été choisie pour encadrer cette journée placée sous le sceau de la discussion. La matinée a été consacrée à la présentation de cas concrets d'utilisation des technologies de cloud : Prof. Koch du DATA-EPFL a présenté des problèmes réels en analyse de données, Sergio Maffioletti de l’Université de Zurich a expliqué la mise en œuvre d’une infrastructure cloud pour traiter des workflows scientifiques et Simon Leinen de SWITCH a clos les discussions matinales par la présentation du projet SCALE, c’est à dire la création d’un Cloud Suisse au service des chercheurs.


La seconde moitié de la journée été consacrée à l’échange d’expérience. Nenad Buncic (VPSI) s'est attaché à défendre le cloud privé. Selon lui, il est nécessaire si l’on désire garder un contrôle efficace des données tout en offrant beaucoup de libertés aux chercheurs, puis Ben Morris et Alexandre Beche ont partagé leur expérience d’intégration d'Openstack dans le cadre du projet Blue Brain. Vittoria Rezzonico et Ricardo Silva de SCITAS ont ensuite expliqué le type d’intégration qu’ils pouvaient imaginer en fonction des utilisateurs qui les sollicitaient et de l’infrastructure actuellement déployée. Les POCs en cours sur OpenStack et OpenShift ont été décrites et Dominique Quatravaux a finalement conclu avec une présentation pétillante sur les limites de la virtualisation dans le cloud et, clou du spectacle, une démonstration de Docker.


La journée s’est terminée par une discussion ouverte sur le futur du cloud en général, puis sur le potentiel de l’Openstack dans le domaine de la recherche à l'EPFL. Comme il s’agit d’un outil qui se positionne entre l’utilisateur final (le chercheur) et le fournisseur des services (les gourous du IT), il est important de ne pas perdre de vue le but ultime de l’outil et le type d’utilisation que l’on souhaite en faire (IT administratif ou recherche). En effet, les SLAs peuvent fortement varier selon l’objectif choisi. De plus, les priorités des utilisateurs potentiels sont aussi un facteur important dans le choix de la technologie : facilité d’utilisation, performance, illusion de ressources infinies.


OpenStack peut-il répondre à ces trois priorités ? Assurément non. Mais il existe beaucoup de paramètres et une convergence claire vers le *aaS. Rendez-vous donc dans six mois pour un suivi de l’avancement des différents projets, et surtout pour espérer une réponse plus précise que 42...

Authors:Julien Robyr, Vittoria RezzonicoSource:High Performance Computing
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