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«Les sciences de la vie, une faculté unique au monde»

Gisou van der Goot durant le Life Science Symposium 2017 © Alain Herzog/EPFL

Gisou van der Goot durant le Life Science Symposium 2017 © Alain Herzog/EPFL

Après quatre ans passés au poste de doyenne de la Faculté des sciences de la vie (SV), Gisou van der Goot renouvelle son engagement et repart pour un second mandat.

EPFL Magazine: Vous avez été nommée doyenne de la Faculté SV en 2014. Qu’est-ce qui vous motive à continuer quatre années de plus?

Ce sont des raisons purement pragmatiques. Il n’y a pas de formation pour être doyen, il faut apprendre par la pratique. Ce deuxième mandat permettra de poursuivre la mise en place des changements nécessaires.

En quoi consiste le rôle de doyenne?

Je pense qu’il est très différent selon la faculté. Mais globalement, le rôle d’un doyen est de créer l’environnement idéal pour que la créativité des personnes qui travaillent dans la faculté puisse s’exprimer sans entraves, assurer un cadre pour qu’émerge le meilleur dans l’éducation, la recherche et l’innovation. 

Concrètement, le poste de doyen de la Faculté des sciences de la vie est, pour l’instant, celui d'un chef opérationnel et exécutif. Notre faculté travaille avec le vivant, cela implique une grande infrastructure, notamment des plateformes technologiques, une laverie, une animalerie et des règles de sécurité dédiées. Tout ceci demande passablement d’organisation. A mon avis, il faudrait davantage professionnaliser le côté opérationnel, pour que le doyen puisse principalement se concentrer sur la recherche, l’éducation et l’innovation à un niveau plus prospectif.

Comment allier le rôle de doyenne et votre carrière de chercheuse à la tête d’un laboratoire?

Il faut jongler entre les deux. Ce qui n’est pas toujours facile, étant donné qu’à l’EPFL toutes les charges qu’ont les directeurs d’institut, les doyens, les vice-présidents et même le président s’ajoutent à leur rôle initial de chercheur.

Vous avez réussi à mener à bien plusieurs projets. Quels sont ceux dont vous êtes particulièrement fière à la fin de ce premier mandat?

Nous avons travaillé à établir une culture de responsabilité collective. Un travail conséquent qui est difficile à évaluer à court terme, mais l’idée est de faire participer le plus grand nombre à la gestion de la faculté, que tous se sentent responsables de son avenir, qu’ils contribuent à son développement et à son essor.

Au niveau de l’enseignement, différents éléments ont été mis en place : les deux Masters existants ont été fusionnés pour n’en former qu’un seul, les étudiants de troisième année ont maintenant la possibilité de passer dans le cursus d’étude de médecine et une nouvelle école doctorale en biologie computationnelle a été créée.

Quels sont les points forts de la faculté?

Nous sommes à l’interface entre les sciences de l’ingénieur, les sciences de base et la biologie. Nos élèves ont une formation d’ingénieurs purs et durs avec un apport en sciences de la vie donné par des biologistes. Cela donne ce que j’appelle la profondeur biologique dans l’enseignement qu’ils reçoivent. Un mélange unique qui est clairement un atout. 

Nous avons pu recruter une série de professeurs passionnés par cette interface. Ici, ils bénéficient d’une réelle interdisciplinarité qu’ils ne trouveraient pas ailleurs. Ils peuvent collaborer avec les ingénieurs d’autres facultés en STI, SB ou IC ou avec d’autres institutions de la région comme le CHUV et l’UNIL. Cela permet de réunir des outils de l’ingénierie ou des sciences dures pour interroger et mieux comprendre le vivant ou résoudre des problèmes biomédicaux. Le fait de travailler ensemble et de se poser des questions sous différents angles rend la recherche extrêmement productive et innovante. En Suisse et à l’EPFL, nous travaillons dans des conditions exceptionnelles. L’arc lémanique avec ses maintes possibilités d’échanges et de collaborations est un immense atout pour notre faculté.


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