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17.11.16 - Les cours de sciences des gymnasiens prennent une nouvelle dimension. La start-up Nanolive lance un concours afin de prêter à trois établissement un exemplaire de son microscope, capable d'observer des cellules vivantes en temps réel et en trois dimensions. 

De la vie, de l’action, de la 3D, des clics de souris: l’observation des cellules en cours de biologie pourrait prendre l’allure d’un jeu pour les gymnasiens. Mis au point par Nanolive, spin-off de l’EPFL, un microscope d'un genre nouveau permet d’entrer dans la vie des cellules - banane, sang, oignon, amibes ou autres. Conçu pour les chercheurs, puisqu’il peut se targuer d’une résolution meilleure que n’importe quel autre microscope du marché, il est si simple d'utilisation qu’il pourrait bien réconcilier certains jeunes avec les sciences. Un concours lancé à l’occasion du salon Planète Santé permettra à trois écoles d’obtenir un appareil pendant quelques mois.

La start up propose depuis quelques mois un service de location pour les écoles. Plusieurs établissements de l’Arc lémanique, publics et privés, ont déjà souscrit un abonnement. «Le but de ces locations pour les gymnases n’est pas vraiment la rentabilité mais davantage un service, note Lisa Pollaro, COO de la start-up. Nous sommes d’ailleurs soutenus dans ce programme pour les écoles par notre partenaire Thieme qui offrira les prix du concours».

Réseauter autour du microscope
Désireuse de rendre son outil accessible à tous, l’entreprise propose des tutoriels. L’une des expériences permet par exemple d’observer la transformation de l’amidon en sucre dans les bananes lorsqu’elles mûrissent. La pulpe du fruit est placée entre deux minuscules plaques de verre. Après quelques manipulations pour régler la netteté, comme avec un microscope traditionnel, les cellules apparaissent sur l’écran de l’ordinateur. Reste à colorer les divers éléments au moyen du logiciel afin de mettre en évidence les molécules d’amidon et à les observer sous toutes les coutures.

L’observation des amibes circulant dans l’eau d’un aquarium ou les divers composants d’une goutte de sang, constitue également des terrains d’étude passionnants proposés par la start up, basée à l’Innovation Park de l’EPFL. «Le but, est, de créer à terme, des expériences qui soient directement en lien avec le programme scolaire, ainsi qu’une communauté d’utilisateurs de l’appareil qui pourront partager leurs expériences en ligne», souligne Lisa Pollaro.

Si son utilisation s’apparente presque à un jeu d’enfant, ce microscope n'en est pas moins hautement technologique. Il est utilisé à des fins de recherche dans de nombreux laboratoires et institutions de par le monde, comme Harvard, Stanford et Mayo clinic aux Etats Unis, ou encore Riken au Japon. Mis au point durant une thèse de doctorat présentée à l’EPFL en 2013, l'appareil utilise une technologie basée sur l’imagerie à résonance magnétique (IRM). Il prend des photos à différentes profondeurs de la cellule qu’il recombine ensuite en utilisant un logiciel holographique intelligent. En enregistrant la phase et l’amplitude de l’onde refractée par les diverses parties de la cellule, ce dernier permet de donner des couleurs différentes aux éléments. Ce procédé numérique offre même à l’utilisateur la possibilité d’explorer des changements dans la cellule en temps réél.

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Nanolive propose un concours pour les classes de la région à l’occasion du salon Planète Santé qui se tiendra dès le 24 novembre au Swisstech Convention Center. Les gagnants pourront bénéficier de quatre mois de location gratuite pour cet appareil. Pour cela ils devront tourner une petite video mettant en évidence leur motivation et leur enthousiasme à utiliser ce microscope d’un nouveau genre.

Auteur:Cécilia CarronSource:Mediacom
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