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Doctorante et volleyeuse d'exception

Sarah van Rooij, tout à droite, et son équipe féminine de volley UNIL-EPFL. © Marco Krieg SUS (Swiss University Sports)

Sarah van Rooij, tout à droite, et son équipe féminine de volley UNIL-EPFL. © Marco Krieg SUS (Swiss University Sports)

L’équipe féminine de volley UNIL-EPFL vient de remporter les European Universities Games. La capitaine de l’équipe, Sarah van Rooij, doctorante à l’EPFL, y a été élue meilleure joueuse de la compétition et ceci pour la troisième fois consécutive.

Après une troisième place à Rotterdam en 2014 et une deuxième place à Zagreb en 2016, l’équipe féminine de volley UNIL-EPFL a finalement atteint la première place du classement des European Universities Games de Coimbra (Portugal), le 20 juillet dernier. Trois podiums sur trois participations, une performance qui révèle la qualité de ces universitaires qui savent jongler entre études et sport de haut niveau.

La capitaine de l’équipe, Sarah van Rooij, a de surcroît reçu une distinction individuelle. Elle a été élue «Most Valuable Player » du tournoi de volley. Un titre qu’elle reçoit pour la troisième fois consécutive. A chacune de ses participations aux European Universities Games, la volleyeuse de 27 ans, doctorante à l'EPFL, a été choisie parmi l’ensemble des joueuses des seize équipes participant au tournoi. Décernée par les organisateurs, les arbitres et les entraîneurs, cette récompense revient à une joueuse qui se distingue plus particulièrement. Sarah van Rooij n'en reste pas moins modeste : «En tant qu’attaquante, je ne pourrais rien faire sans mes coéquipières. Cette distinction récompense toute l’équipe.»

En plus de l’équipe universitaire, la Pranginoise était encore jusqu’à cette année membre de l’équipe de ligue nationale A, le niveau le plus élevé de Suisse, du VBC Cheseaux. Un niveau semi-professionnel qui demande beaucoup de travail. «Je faisais des entraînements de deux heures quatre à cinq fois par semaine, détaille-t-elle. Des séances de musculation au Centre sportif universitaire en plus des entraînements à Cheseaux avec l’équipe.» A cela, s’ajoutent les matchs de compétition du week-end, durant une saison qui s’étend d’août à avril. «Un programme intensif qui n’est pas toujours évident à concilier avec des études. D’autant plus que je n’ai pas pu bénéficier d’horaires aménagés», poursuit-elle.

Une pause bien méritée

Sarah van Rooij a pourtant mené de front une carrière dans le sport de haut niveau et des études universitaires. Elle a obtenu un Bachelor et un Master en Génie mécanique à l’EPFL et est aujourd’hui doctorante au Laboratoire de la science et de l'ingénierie de l'énergie renouvelable. Elle est aussi présidente fondatrice de PolyDoc, l’association des doctorants. «Je voulais retrouver le sentiment d’appartenance à un groupe que j’avais eu durant un séjour aux USA pour mon Master, créer une communauté. C’est certainement le sport d’équipe qui parle, dit-elle. Avec un petit groupe de personnes motivées, nous avons concrétisé l’idée.» Côté sport, la championne a décidé de prendre un break. «Je pars pour six mois à l’Imperial College de Londres pour y poursuivre ma thèse», dit-elle. L’occasion de prendre une pause bien méritée.

European Universities Games est une compétition sportive biennale qui fait concourir des équipes représentant des universités de toute l’Europe dans des tournois de différents sports. Durant deux semaines, les étudiants se mesurent dans une ambiance semblable aux Jeux olympiques.

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