Share: 

11.05.17 - Evénement - Quels intérêts pour les MOOCs dans le contexte de l’enseignement supérieur ivoirien ? Une conférence-débat a eu lieu ce lundi 8 mai 2017 à Abidjan sur le campus de l’Université Félix Houphouët-Boigny, au pôle scientifique de Bingerville. Une délégation de l’EPFL, dont le team de MOOCs Afrique, était sur place pour rencontrer les acteurs clés de la transition numérique en Côte d’Ivoire.

Un colloque fédérateur
Opportunités de maîtriser l’explosion du nombre d’étudiants, où se trouvent les chantiers de la transformation numérique, qu’est-ce que l’ingénierie pédagogique et à quoi sert-elle ? Telles étaient les questions soulevées par les divers intervenants présents devant un parterre comprenant les Doyens des UFR de l’UFHB ainsi qu’une soixantaine d’enseignants rassemblés à Bingerville pour assister à cet événement organisé par l’UFHB et par l’UVCI, sur une initiative du Pogramme MOOCs Afrique.

Des MOOCs au service du plus grand nombre
Parmi les interventions, on note le message de bienvenue et de soutien à l’initiative MOOC du Vice-président de l’UFHB, le Prof. Kouadio Affian, ainsi que les mots du Directeur Général de l’Université Virtuelle de Côte d'Ivoire (UVCI), le Prof. Kone Tiémoman : «nous voulons développer des solutions pour former plus d’étudiants dans l’enseignement supérieur et pour soutenir l’émergence économique. Nous pensons que le numérique éducatif est un des leviers que nous pouvons utiliser pour former un plus grand nombre d’étudiants; nos étudiants ont une plus grande culture numérique que nos enseignants, il nous appartient de mettre en œuvre les moyens pour que les enseignants entrent dans cette culture numérique et qu’ainsi de nombreux étudiants puissent apprendre de manière efficace».

Une forte audience africaine
L'équipe enseignante des deux MOOCs collaboratifs en Systèmes d’Information Géographique, représentée par Marc Soutter, prof. Fernand Kouamé et Amadou Sall, a présenté des chiffres très encourageants avec un fort impact sur la formation en Afrique, puisque 50% des 7'000 apprenants actifs habitent le continent. Les apprenants proviennent de 127 pays différents. Ces MOOCs permettent aux étudiants d’accéder rapidement à la maîtrise des logiciels libres (open source).

Des cours efficients et adaptés au contexte
Sur la question de la mise à disposition des MOOCs EPFL, en vue d’une implantation dans les campus des partenaires africains, les représentants de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne ont répondu pouvoir accorder des droits du type « creative commons », qui permettent, sur la base d’une demande formulée par le partenaire, une utilisation complète à la condition de citer les sources et de renoncer à toute exploitation lucrative.

Le développement d’un nouveau type de formation continue de l’EPFL, tels que les COS (Certificates of Open Studies) était aussi à l’ordre du jour et a été présenté par le Dr Jérôme Chenal, enseignant et instigateur d’un COS en développement urbain: Gestion et planification des villes africaines.

MOOCs Factories en Afrique
Les responsables des centres de compétences MOOCs de l’ESP de Dakar et de l’ENSPY de Yaoundé, Profs. Mamadou Lamine Ndiaye et Bernabé Batchakui, ont eu l’occasion de présenter de manière approfondie le développement des activités liées aux MOOCs sur leur campus. Profitant de cette demi-journée de conférence, c’était aussi l’occasion d’annoncer le début d’activité du studio d’enregistrement de MOOCs de l’INP-HB de Yamoussoukro et l’ouverture prochaine d’un deuxième studio d'enregistrement sur le campus de Cocody de l’UFHB pour le compte de l'UVCI.

Favoriser la transition numérique avec des moyens adaptés
Enfin, au terme du débat, même si du côté des enseignants, on constate une réelle convergence vers la volonté d’œuvrer au développement du numérique éducatif, les questions qui persistent et que chacun formule, demeurent la mise à disposition de moyens concrets en termes de temps à donner, de ressources à investir, de formations à organiser pour arriver à produire des ressources de qualité et dans des délais acceptables.

Le Programme MOOCs Afrique s’est fixé comme objectifs de continuer les discussions avec les dirigeants des institutions académiques partenaires et politiques pour les encourager à mettre tout en œuvre pour accélérer cette transition numérique !

Share: