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24.10.16 - Vingt-cinq étudiants de l’EPFL, de l’UNIL et de l’ECAL ont participé à la seconde édition du China Hardware Innovation Camp, organisé par le Collège des Humanités de l’EPFL. Objectif: réaliser des prototypes novateurs, du casque à vélo connecté aux baguettes de batterie virtuelle.

Passer de l’idée à la fabrication en usine, c’est le défi auquel ont répondu quatre groupes d’étudiants de l’EPFL, de l’ECAL et de l’UNIL pour la deuxième édition du China Hardware Innovation Camp. Un programme mené par l’EPFL qui s’est achevé avec un voyage de seize jours à Hong Kong et Shenzhen, durant lequel les étudiants ont pu découvrir les étapes du prototypage. Résultat, quatre projets ont été menés à bien et présentés cet automne au public. «Un joli tour de force, puisque les étudiants n’avaient en moyenne qu’un jour par semaine à consacrer à leur projet», souligne Marc Laperrouza, responsable du programme CHIC.

Devenir musicien sans instrument

Parmi les quatre objets réalisés par les étudiants, Tikku est le plus ludique. Deux baguettes équipées de capteurs, d’un accéléromètre et d’un gyroscope permettent de jouer de la batterie virtuelle. Grâce à une application, l’utilisateur peut enregistrer ses performances, s’aider d’un métronome ou encore jouer à plusieurs à travers un mode multijoueur. «Avec Tikku, nous visons plutôt le marché des jouets que celui de la simulation», expliquent les étudiants, qui comptent bien poursuivre la mise au point de leur création en parallèle à leurs études. 

Autre projet, Hibachi est un récipient qui permet de prendre avec soi un repas et de le réchauffer à la demande. Sans fil, il est équipé d’une batterie et programmable grâce à une application pour smartphone. «Trop de personnes mangent un sandwich en vitesse, faute de temps. Nous voulions une solution pratique pour manger un repas chaud même en déplacement», explique Chenyue Xu, étudiante en génie des matériaux à l’EPFL et membre du groupe qui a imaginé Hibachi.

Partager sa boîte aux lettres

Quant à la boîte aux lettres sécurisée Aimo, elle permet d’échanger des objets grâce à une clé virtuelle transmise à travers une application. Le mécanisme est peu coûteux, particulièrement résistant et adaptable à n’importe quelle boîte aux lettres. Un concept malin qui pourrait être étendu à tout un quartier, ou mis à disposition d’une université par exemple, pour servir de boîte de dépôt public.

Enfin, Okeep a pour ambition de rendre les trajets à vélo moins dangereux grâce à un casque connecté équipé d’un GPS audio et de feux clignotants. «Nous espérons encourager le développement du vélo en ville en améliorant la sécurité des cyclistes», souligne Audrey Marullaz, étudiante en microtechnique.

Si les quatre projets sont très variés, tous les étudiants ont été confrontés à des défis similaires. «Le plus difficile était d’apprendre à collaborer tout en ayant des visions très différentes, explique Victor Guittet, étudiant à l’ECAL. Et une fois en Chine, la barrière de la langue était un vrai challenge. Il a fallu se débrouiller, bricoler de nouvelles solutions… c’était une expérience très formatrice.»

L’édition 2017 du programme a débuté cet automne avec un atelier regroupant 45 étudiants de l’EPFL, de l’UNIL, de l’ECAL et de l’UNIGE. À noter que le programme CHIC est désormais proposé en tant que Mineur pour les étudiants EPFL, et comporte un volet Chine et un volet Russie.

Auteur:Sarah BourquenoudSource:Mediacom
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