Campus Energypolis 2/6, de la chimie pour rendre le monde plus vert

© 2021 EPFL

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Le laboratoire dirigé par Raffaella Buonsanti cherche des moyens de valoriser le CO2. Une technologie qui pourrait avoir un grand impact dans la lutte contre le réchauffement climatique.

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Une fois par semaine, jusqu’au 24 février, le campus se dévoile dans Le Nouvelliste. Découvrez-y les acteurs qui y évoluent, ainsi que les solutions de demain qui y sont développées.

«Je suis convaincue que la chimie peut faire beaucoup pour l’environnement.» En partageant sa conviction, Raffaella Buonsanti pose le cadre. En charge du laboratoire de nanochimie pour l’énergie à l’EPFL Valais Wallis, la professeure a pourtant commencé par faire le raisonnement inverse. «La première étape a été de se demander ce que l’environnement a à nous offrir.»

C’est là que son attention s’est focalisée sur les plantes. Sur la photosynthèse plus particulièrement. Elle s’est alors rendue compte d’une réalité qui pourrait changer le monde. «Les plantes peuvent nous apprendre que le CO2 peut être utile.» Depuis, l’équipe de Raffaella Buonsanti développe des nanoparticules capables de transformer le dioxyde de carbone en d’autres composants de la manière la plus efficace possible.

La première étape a été de se demander ce que l’environnement à nous offrir.

Comment ce gaz à effet de serre, si décrié pour son impact sur le climat, pourrait-il s’avérer finalement utile à l’humanité? Parce que le CO2, au même titre que la lumière du soleil et de l’eau, est un élément essentiel à la photosynthèse, qui permet aux végétaux de croître. En d’autres termes, dans la nature, la combinaison de ces trois éléments permet déjà de créer de l’énergie sous forme de glucides. Les chercheurs se sont donc attelés à répliquer le phénomène en laboratoire.

Des applications déjà concrètes

«En étant capable de transformer le CO2 comme nous le désirons, nous pouvons imaginer créer des matériaux, des habits ou même des meubles», estime la chercheuse passée par la réputée université californienne de Berkeley.

D’ailleurs, la technologie commence à trouver des débouchés concrets. En septembre 2020, le Ministère fédéral allemand de l’Education et de la Recherche, en partenariat avec l’entreprise chimique Evonik et le géant énergétique Siemens Energy, ont lancé une première usine-pilote recourant au principe de photosynthèse artificielle.

«Cette technologie devient réelle», se réjouit Raffaela Buonsanti. «Nous avons besoin que l’industrie investisse davantage dans ce secteur. Il y a beaucoup de start-ups montantes, mais ça n’est pas assez si nous comptons évoluer rapidement vers une société plus durable.»

La semaine prochaine, mercredi 3 février:
Campus Energypolis — 3/6
La HEI


Auteur: Une Publication de Energypolis Campus; Le Nouvelliste Betrand Girard