Share: 

16.05.17 - De la motivation, de la discipline, une méthode de travail ou une passion pour un domaine, la recette pour réussir la première année de l’EPFL peut varier d’un étudiant à l’autre, mais l’un des ingrédients de base reste la formation reçue au secondaire II.

Pour donner de meilleures chances de réussite aux futurs étudiants de l’EPFL, près de 150 enseignants de physique et de mathématiques étaient réunis début mai sous l’impulsion du Service de promotion des études et des responsables EPFL des sections concernées. L’occasion de discuter des leviers envisageables pour mieux préparer les élèves aux études universitaires, et d’aborder des sujets d’actualité tels que l’introduction de l’informatique au gymnase.

Jean-Cédric Chappelier, chargé du cours d’information, calcul et communication dispensé depuis peu en 1ère année de l’EPFL a notamment animé une discussion autour de l’importance de cette discipline et des méthodes possibles pour amener des néophytes vers la pensée algorithmique, et ce, avec ou sans ordinateur : « ce seront sinon des dirigeants, au moins des acteurs importants du monde de demain. Ils se doivent d’avoir les outils pour décrypter ce nouvel univers » nous explique-t-il. Quant au professeur Mondada, il s’est attelé à ouvrir le champ des possibles, notamment avec l’utilisation de son robot éducatif Thymio autour duquel une formation continue est disponible en partenariat avec la HEP Vaud.

De son côté, la section de mathématiques de l’EPFL est en train d’élaborer une formation continue en statistiques avec les chefs de file de cette branche afin de permettre aux enseignants d’approfondir cette matière dès le printemps 2018, et d’ainsi mieux accompagner leurs élèves vers des études universitaires.

Cette volonté de les préparer à leur entrée à l’EPFL se traduit par le succès des stages scientifiques proposés aux enseignants du secondaire II. Ces derniers peuvent en effet suivre les activités d’un professeur liées à un cours de première année et ainsi mieux cerner les exigences demandées et les éventuelles difficultés posées par des différences de méthodes ou de terminologies utilisées. « Cela aura une influence sur ma façon d’enseigner et sur le choix des thèmes que j’aborderai en classe » affirme Corinne Gonzalez-Kunze, enseignante de physique au gymnase d’Yverdon.

Son stage d’un semestre aux côtés du professeur Grandjean lui a en effet permis de prendre conscience du rythme élevé de travail exigé à l’EPFL et de l’importance de s’être familiarisé avec certaines notions avant d’entrer en première année. Pour le professeur Grandjean, il s’agit surtout de « les habituer à analyser des situations dans leur globalité et à persévérer malgré la difficulté pour acquérir un savoir-faire ». Suite à cette collaboration, il envisage d’adapter certains des exercices proposés au début de la première année EPFL afin de faciliter la transition vers la logique universitaire.

Pour l’année 2017-2018, les 6 places de stage offertes par le canton de Vaud auprès de professeurs de mathématiques et de physique de l’EPFL sont d’ores et déjà pourvues mais le concept devrait continuer à se développer, avec notamment des discussions en cours avec la plupart des autres cantons romands.

Author:Service de Promotion des Etudes Source:EPFL - GYMNASES
Share: